lundi 23 mars 2009

Le retour

Hé voilà je suis de retour de mon séjour de Toulouse, après de multiples péripéties avec la sncf, mais je commence à avoir l'habitude vu que c'est plutôt exceptionnel depuis le temps et le nombre de fois où je prend le train qu'il ne se passe rien.

J'aurais voulu commencer par un article racontant l'évasion, et le périple vers d'autres d'horizons et d'autres impressions, ça sera pour plus tard car c'était sans compter le courrier de "pôle emploi" (défunte anpe, snif versons une larme) dans ma boite aux lettres en arrivant, m'envoyant si gentiment une offre d'emploi. Qu'est-ce qu'ils sont serviables quand même...
Oui cette offre où je n'ai aucun des diplômes requis, ni l'expérience dans le domaine recherché , et encore moins l'envie mais ça on s'en fout, est susceptible de me convenir...hum ils doivent avoir raison, c'est pour ça que je vais y répondre, non pas parce que je risque, je cite " au cas où vous ne donneriez pas suite à ce courrier, vous vous exposerez à être radié(e) de la liste des demandeurs d'emploi". Non non tssss quelle idée...C'est surtout parce que je pense qu'ils me connaissent bien et qu'ils sont très compétents, je ne peux que leur faire confiance bien sur... La menace n'a pas d'effet sur moi, je ne risque pas de me retrouver sans rien à la fin du mois si je ne réponds pas, et encore moins de faire dimuner les chiffres du chômage, quoique je compte pas dans les chiffres annoncés officiels, vu que je suis classée dans la catégorie 2 (sur 8) et qu'on annonce que les chiffres de la 1ere à la sacro sainte télé qui dit que la vérité...c'est bien connu.

Donc comme je suis sage , disciplinée et que je me fie à la perspicacité de cette magnifique institution humanitaire, je vais y répondre et envoyer mon cv en n'y cachant pas que je réponds suite à une demande de l'anpe (oups pôle emploi, j'ai du mal à m'y faire )et je ne fais aucune simagrée concernant ma motivation...plutôt le contraire...

Ceci dit une fois j'ai déjà répondu faisant comprendre que j'étais pas intéressée et l'employeur m'a quand même contactée, moi j'y comprends plus rien, faudrait-il montrer sa non motivation pour se faire remarquer...? argh...rebienvenu dans le monde de kafka....

Voilà un passage de la lettre, en dehors de pseudos-politesses hypocrites de convenance:

"Bien que je ne possède pas les diplômes pré requis pour votre poste, n'ayant en effet aucun diplôme dans la gestion des entreprises , ni aucune expérience dans ce domaine, je vous envoie quand même mon curriculum vitae joint à ma lettre de motivation puisque d'après le service public d'aide de recherche à l'emploi, cette proposition serait susceptible de me convenir.
Me fiant dès à présent à leur jugement, et afin que vous puissiez vous faire une idée dans l'éventualité où vous seriez tout de même intéressé, je me plie donc à leur volonté"




Et encore c'est soft, le pire c'est qu'on va peut-être me contacter...vaut mieux en rire... parce que je n'écris pas que je le fais sous la menace de me faire radier, ça me tente mais j'ai pas envie de tenter le diable non plus.
Sachant que lorsque j'avais fais des pieds et des mains y'a plus d'un an pour toucher mes allocations puisque c'était tout un bordel et que pendant 2 mois ils se renvoyaient la balle avec mon employeur et que je ne touchais rien, j'ai eu gain de cause après avoir écris en recommandé au directeur de l'assedic le menaçant à mon tour d'utiliser les moyens judiciaires en ma possession si on ne me donnait pas ce à quoi j'avais droit (ça m'aurait fais chier, et stressée mais je l'aurais fais si nécessaire), 2 mois après j'avais bizarrement un controle de mes recherches d'emplois,. J'ai jamais trop su si c'était un hasard mais j'ai trouvé ça suspect..bon de toute façon je m'y attends toujours plus ou moins avec eux donc je fais gaffe, vaut mieux être un minimun prudent...

4 commentaires:

Dave a dit…

J'ai été au chômage durant 8 mois, et la défunte ANPE ne m'a JAMAIS contacté ou demandé quoi que ce soit. Je suis passé complètement à travers les mailles du filet, je ne sais pas pourquoi ni comment, mais je n'ai pas eu un seul rendez-vous ou une seule proposition d'emploi durant ces 8 mois. Ils m'ont tout simplement oublié et versé ma solde sans rien me demander. Il parait que c'est plus fréquent qu'on ne le croit.

Concernant les chiffres, 11 millions de pauvres en France, chomeurs inclus, qui vivent avec moins de 800€/mois, ça fait du monde (7,5 millions d'après l'état, mais on sait comment l'état manipule les chiffres et les esprits). 11 millions, ça fait 1/6e de la population. Mais c'est "normal", la France est un pays microscopique bien plus riche que d'autres contrées autrement plus vastes. Et pour qu'un pays soit riche, il faut nécessairement qu'il y ait des pauvres, c'est mathématique. Notre mdéle, les états-unis, l'a compris depuis longtemps. Beaucoup de pauvres très pauvres, pour qu'une poignée de riches soient très riches, c'est obligatoire.

A quand la vraie révolution et non ces gréves ridicules qui font rire l'état ? Je suis prêt à être en première ligne.

Lalwende a dit…

Je suis malheureusement bien d'accord...
Nous sommes dans une époque où seuls les chiffres comptent et c'est bien commode pour manipuler les populations.
Les chiffres on les trafique et on leur fait dire ce qu'on veut...
Par contre, moi j'ai jamais échappé au flicage de l'anpe pour l'instant, j'ai eu droit à des offres (quand ils en avaient...) bidons, même qui n'existaient pas d'ailleurs, à la convocation tous les mois où tu perds ton temps mais où tu risques de te faire radier si tu n'y vas pas, et aux ateliers bilans de compétences et compagnies... Je connais très bien les ficelles de leur contrôle permanent du coup...
Mais je sais que certains passent aux travers des mailles, heureusement pour eux, parce qu'on s'en passe volontiers, surtout qu'à part te créer du stress, ils ne t'aident pas, au contraire. Ca dépend des agents, et vu qu'ils ont de plus en plus de personnes à voir ils n'y arrivent bien sur plus...
D'ailleurs le taux d'arrêt de travail chez les salariés des anpe augmentent de plus en plus, vu la pression qu'eux même ils subissent à ne faire que des quotas...
Quelle société lamentable.
Sinon mis à part ces derniers mois, j'ai toujours été au dessous du seuil de pauvreté, et j'y retourne. Bon on apprend à vivre autrement et encore plus à se détacher de cette société de consommation à vrai dire, à apprendre la valeur des choses, dans tous les sens du terme, même si c'est loin d'être toujours simple, il faut bien payer son loyer et ses factures. On a moins d'argent, mais plus du temps...c'est pas toujours un choix, mais j'essaye de le prendre avec philosophie. Mais je vis seule et je n'ai pas de famille à charge, ce qui fait aussi que je n'ai pas le même raisonnement que ceux qui ont d'autres obligations et je me demande bien comment ils arrivent à s'en sortir. Un jour peut-être que je me poserai la question aussi pour moi, pour l'instant j'essaye de ne pas y penser, chaque jour suffisant sa peine ( et puis ses joies aussi , ne soyons pas que négatif;))

Pour la révolution, c'est vrai qu'il faudrait un véritable choc,les grèves pour moi ne font qu'entretenir le système puisque les revendications sont toujours les mêmes et aucune revendication de changements profonds... Mais le problème des révolutions c'est que bien souvent le pouvoir ne fait que changer de mains, je suis assez pessimiste à ce sujet.
Le choc risque de se faire de lui-même dans un système qui n'est plus viable et qui épuise la planète...mais à quel prix...

Dave a dit…

Quelle société lamentable, je ne dirais pas le contraire !

Je parle d'une révolution pour une société dans l'esprit de l'anarcho-primitivisme (retour aux valeurs essentielles, à la terre, et exit le "progrès" technologique et le culte de la performance, sources d'aliénation), ou au pire, une démocratie directe, comme l'a vécu le Chili. Après le renversement du pouvoir, les citoyens décidaient de tout. Évidement, ça n'a pas duré. Nos démocraties sont du pur foutage de gueule, de simples dictatures assouplies. Et le plus amusant, c'est que le peuple cautionne ce système et aime ses bourreaux, car pour le peuple lobotomisé, cette situation est jugée "normale". Ils oublient que c'est l'état qui oeuvre depuis des décennies pour faire croire au peuple que ce système est le meilleur et va de soi, crachant sur tous les autres en prenant les pires exemples de l'histoire. L'état a bien oeuvré, bien divisé le peuple, et la France, pourtant berceau de la révolution, est devenue une armée de zombies individualistes léthargiques, plus préoccupés par leur compte en banque ou le dernier match de foot à la télé que par le devenir de l'espèce humaine. Et après ça on veut faire croire à certains que l'homme est une espèce animale douée d'une intelligence supérieure... Ceux qui y croient feraient bien de s'intéresser de près à la vie des autres espèces, ils ne seront pas déçus du voyage...

Lalwende a dit…

Hé oui! D'ailleurs j'ai rien à rajouter ;)